Au cœur de l’Algérie, dans la région du Gourara, certaines femmes se réunissent pour chanter un répertoire traditionnel appelé tagerrabt.

C’est une musique interprétée dans un cadre privé, le cadre familial pour différentes occasions, mais surtout des fêtes ou des moments forts à fêter.

Le Gourara (en amazigh : Tigurarin) est une région d’Algérie formée d’un ensemble d’oasis. Cerné par le Grand Erg Occidental (au nord), le Touat et la Saoura (à l’ouest) et le plateau de Tademaït (au sud et à l’est) – immense étendue plate et pierreuse qui la sépare du Tidikelt (au sud – Wilaya d’Aïn Salah). Tout comme le Touat (Adrar) et le Tidikelt (Aïn Salah), cette région utilise le système d’irrigation des foggaras (système de captation des eaux d’infiltrations).

Sa capitale est Timimoun. Dans les oasis, le berbère zénète est toujours utilisé par ses habitants.

Le nom amazigh de la région est Tigurarin, et sa forme arabisée est Gourara. M. Mammeri considère que Gourara est « le féminin pluriel d’un terme commun au berbère du Nord : agrur, c’est d’abord l’enclos où l’on resserre le troupeau pour la nuit, par suite l’enceinte, la surface délimitée par des pierres ; en guanche (berbère des îles Canaries) « tagoror » désignait, par transfert de sens, l’assemblée du peuple »