Ismaïl Tifour, un jeune artiste bédéiste dans l’âme

Ismaïl Tifour, dessinateur et illustrateur a exposé au Festival international de la bande dessinée d’Alger (Fibda).

« Je suis un peu comme le conservateur du patrimoine culturel et architectural digital de mon cher pays par des images ludiques et fantaisistes. J’adore dessiner la lumière et le clair-obscur », raconte le dessinateur pour le media algérien Horizon.dz expliquant son parcours et son travail d’illustrateur, notamment avec les tableaux intitulés : « Travel through cities » (voyages dans les villes).

Réalisés par le biais de moyens numériques et d’outils technologiques performants (digital art), les dessins d’Ismaïl Tifour rappellent le travail minutieux des grandes éditions de BD. Claires, nettes et très inspirantes, ses illustrations vectorielles racontent l’histoire d’un personnage fictif qui voyage à travers les 58 wilayas du pays pour admirer les monuments et le patrimoine archéologique. Si l’archéologie et la BD paraissent éloignées, les deux disciplines sont essentielles à l’équilibre de Ismaïl Tifour.

Bien que les illustrations restent en mosaïque, le script a été pensé par l’artiste. « J’attends d’adapter l’histoire à mes dessins et compléter les illustrations. Le projet que j’adopterai sous forme de bande dessinée mûri peu à peu», nous explique-t-il.

Ce passionné de BD depuis son plus jeune âge intègre tout naturellement à Alger, l’École supérieure des beaux-arts (ESBA). Le natif de Tiaret voue également une passion pour l’architecture, les monuments historiques et l’archéologie.

Selon lui, la BD est moyen de parcourir son imaginaire, de voyager et de s’adonner à la découverte.

« Quoi de mieux que de proposer une évasion à travers nos beaux monuments. De découvrir son pays et les richesses qu’il recèle ! Ma BD est une excursion. Le parcours d’un personnage fictif qui traverse le pays », a-t-il ajouté. Ismaïl Tifour souligne que ses illustrations balancent entre réalité et fantaisie.

« Je ne raconte pas mon histoire au présent. Ni au passé. C’est un monde à découvrir. Tant pour les jeunes que pour les adultes », a-t-il signalé.

L’artiste espère, à travers sa participation au Fibda, propulser sa carrière de bédéiste. « J’ai rencontré plusieurs personnes qui me suivaient sur les réseaux sociaux. J’ai pu mieux expliquer le concept de mon travail et avoir leur impression. Cela m’aidera certainement à développer mon projet », conclut Ismaïl Tifour pour le media algérien Horizon.dz

L’Algérie en mode Hayao Miyazaki Par Ismaïl Tifour