Nouveau code de la route en Algérie : les automobilistes face à des sanctions renforcées
L’Algérie adopte un nouveau code de la route avec des sanctions plus sévères pour plusieurs infractions. Voici ce qu’il faut savoir avant de prendre la route.
L’Algérie a officiellement mis en application un nouveau code de la route qui introduit plusieurs mesures destinées à renforcer la sécurité routière et à lutter contre les comportements à risque. Cette réforme concerne l’ensemble des usagers de la route, y compris les milliers d’Algériens résidant à l’étranger qui rejoignent le pays chaque année avec leurs véhicules pour les vacances d’été.
Le nouveau dispositif établit une classification plus précise des infractions routières en quatre degrés de contraventions, chacune étant accompagnée d’amendes spécifiques. L’objectif est de responsabiliser davantage les conducteurs et de réduire les accidents liés à l’imprudence ou au non-respect des règles de circulation.
Contraventions du premier degré : amende de 3.000 dinars
Les infractions de premier degré sont sanctionnées par une amende forfaitaire de 3.000 dinars algériens.
Parmi les comportements désormais sanctionnés figurent notamment :
- Le non-respect de l’obligation de maintenir les vitres du véhicule propres et offrant une visibilité suffisante.
- Le défaut de surveillance des enfants transportés dans le véhicule.
- L’absence des précautions nécessaires pour garantir leur sécurité pendant le trajet.
Cette catégorie vise particulièrement les comportements souvent considérés comme anodins mais pouvant avoir de graves conséquences sur la sécurité routière.
Les autorités rappellent notamment qu’il est strictement interdit de laisser des enfants sortir leur tête ou une partie de leur corps par les fenêtres ou par le toit ouvrant lorsque le véhicule est en mouvement.
Contraventions du deuxième degré : amende de 4.000 dinars
Les infractions de deuxième degré sont passibles d’une amende de 4.000 dinars.
Cette catégorie concerne principalement :
- L’utilisation de dispositifs sonores non conformes à la réglementation.
- L’installation ou l’usage d’équipements de véhicule qui ne répondent pas aux normes en vigueur.
- Le jet de déchets, papiers, emballages ou autres objets depuis l’intérieur du véhicule sur la voie publique.
Cette dernière mesure vise à lutter contre les atteintes à l’environnement et à améliorer la propreté des espaces publics, particulièrement durant les périodes de forte circulation.
Contraventions du troisième degré : amendes de 6.000 à 9.000 dinars
Les infractions de troisième degré donnent lieu à une amende de base fixée à 6.000 dinars.
Elles concernent notamment :
Le transport des enfants
Le nouveau texte interdit désormais le transport d’enfants âgés de moins de dix ans sur les sièges avant des véhicules.
Cette disposition vise à réduire les risques de blessures graves en cas d’accident et à encourager l’utilisation appropriée des dispositifs de retenue adaptés à l’âge des passagers.
Les films opaques sur les vitres
Le code de la route interdit également :
- La pose de films plastiques opaques.
- L’utilisation de tout autre procédé empêchant la visibilité normale à travers les vitres du véhicule.
Cette mesure a pour objectif de faciliter les contrôles routiers tout en garantissant une meilleure visibilité pour le conducteur.
Le dépassement du poids autorisé
Le non-respect des dispositions relatives au poids total autorisé en charge (PTAC) est également sanctionné.
Selon le niveau de dépassement constaté, les amendes varient entre :
- 7.000 dinars
- 9.000 dinars
Les véhicules utilitaires et les transporteurs professionnels sont particulièrement concernés par ces dispositions.
Contraventions du quatrième degré : amende de 10.000 dinars
Les infractions les plus sévèrement sanctionnées dans cette série sont regroupées dans les contraventions du quatrième degré.
Chaque infraction est passible d’une amende forfaitaire de 10.000 dinars.
Interdiction d’accélérer lors d’un dépassement
Le conducteur d’un véhicule ne peut plus accélérer lorsqu’un autre véhicule est en train de le dépasser.
Cette pratique est considérée comme particulièrement dangereuse puisqu’elle augmente le risque de collision frontale.
Écrans et appareils audiovisuels
Le nouveau code interdit également :
- La mise en marche d’appareils audiovisuels à l’avant du véhicule pendant la conduite.
- Tout écran susceptible de distraire le conducteur durant le trajet.
Les autorités considèrent la distraction au volant comme l’une des principales causes d’accidents de la circulation.
Utilisation des écouteurs et kits mains libres
Parmi les nouveautés les plus remarquées figure l’interdiction :
- D’utiliser des équipements d’écoute couvrant les deux oreilles pendant la conduite.
- De conduire en étant isolé des bruits extérieurs indispensables à la sécurité routière.
Cette mesure vise à permettre au conducteur de rester attentif aux avertissements sonores, aux sirènes des véhicules d’urgence et aux conditions de circulation.
Lutte contre les nuisances sonores
Le nouveau texte interdit également :
- L’émission de bruits excessifs par les véhicules.
- Toute nuisance sonore dépassant les seuils réglementaires fixés par la législation.
Les contrevenants s’exposent à une amende de 10.000 dinars.
Une vigilance accrue attendue cet été
Avec l’arrivée de la saison estivale et le retour massif des membres de la diaspora, les autorités s’attendent à une augmentation importante du trafic routier. Les nouvelles dispositions devraient donc faire l’objet d’une surveillance renforcée sur les routes nationales, les autoroutes et aux abords des grandes villes.
Les conducteurs sont invités à se familiariser avec ces nouvelles règles avant leurs déplacements afin d’éviter les amendes et de contribuer à l’amélioration de la sécurité routière.
Un message clair des autorités
À travers cette réforme, les pouvoirs publics cherchent à instaurer une conduite plus responsable et à réduire les comportements dangereux qui continuent de provoquer de nombreux accidents chaque année.
Entre protection des enfants, lutte contre les distractions au volant, contrôle des nuisances sonores et respect des normes techniques des véhicules, le nouveau code de la route marque une étape importante dans la modernisation de la sécurité routière en Algérie.
















