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KFC Algérie lance son site officiel et prépare deux nouvelles ouvertures

KFC Algérie poursuit son expansion malgré les polémiques : lancement du site officiel et nouvelles ouvertures

La célèbre chaîne américaine de restauration rapide KFC (Kentucky Fried Chicken) continue de consolider sa présence en Algérie. Après avoir suscité de nombreuses réactions lors de son implantation, la marque vient de franchir une nouvelle étape avec le lancement de son site web officiel en .DZ et l’annonce de deux nouveaux restaurants, l’un à Garden City Mall d’Alger, l’autre à Oran.

Un site web local pour une clientèle de plus en plus connectée

La plateforme numérique www.kfc.dz, désormais en ligne, affiche un design épuré et fonctionnel. Elle permet aux clients algériens de consulter le menu complet, de découvrir les tarifs des produits et d’accéder à diverses offres promotionnelles. Parmi les articles mis en avant :

Ce lancement numérique marque une volonté claire de KFC Algérie de s’adapter aux usages locaux et de faciliter l’accès à son offre à travers des outils modernes.

KFC Algérie : Une stratégie d’implantation ambitieuse

Avec déjà deux établissements en activité à Alger – à Delly Brahim et à City Center (Mohammadia) – la marque s’apprête à doubler sa présence en Algérie. L’ouverture prochaine à Garden City Mall, un centre commercial majeur de la capitale, vise à capter un public jeune et urbain, tandis que l’ouverture à Oran marque une première implantation en dehors de la capitale.

Entre enthousiasme populaire et appels au boycott

Depuis l’ouverture de son premier point de vente en avril 2024, KFC a divisé l’opinion publique. Si les premières journées d’activité ont vu des files d’attente impressionnantes devant les restaurants, des mouvements de contestation ont émergé rapidement. Plusieurs appels au boycott de la marque ont été lancés, en raison de soupçons de soutien à Israël, dans un contexte politique sensible.

La polémique ne s’est pas arrêtée là. Certains internautes et consommateurs ont critiqué les prix jugés élevés par rapport au pouvoir d’achat local, ainsi que la qualité perçue des produits, comparée à la richesse et à la diversité de la cuisine algérienne traditionnelle.

Le retour discret des enseignes internationales

Malgré les controverses, KFC symbolise une tendance au retour des grandes chaînes de fast-food internationales en Algérie, dans un pays où de nombreux concurrents ont abandonné le marché ces dernières années. La fermeture de Quick, par exemple, avait marqué les esprits.

Aujourd’hui, KFC est l’un des rares acteurs du secteur à parier sur une implantation durable, alors que McDonald’s, par exemple, reste toujours absent du marché algérien.

Une stratégie à double tranchant ?

L’ouverture de nouveaux restaurants combinée au lancement du site web montre la détermination de KFC à s’imposer malgré les obstacles. Toutefois, la marque devra naviguer prudemment entre engouement populaire, aspirations de modernité et réalité sociopolitique complexe.

Car si certains saluent l’arrivée de KFC comme une ouverture vers l’international, d’autres y voient une menace pour la souveraineté culinaire et une provocation dans un contexte géopolitique tendu.

Un boycott mondial : quand la cause palestinienne vide les restaurants KFC

Plusieurs appels au boycott de KFC ont émergé dans divers pays en raison des accusations de soutien indirect à Israël, notamment dans le contexte du conflit israélo-palestinien. Ces appels sont souvent motivés par le fait que KFC est une franchise de Yum! Brands, une multinationale américaine accusée, par certains groupes militants, de ne pas prendre position contre les actions d’Israël à Gaza, voire d’y opérer directement.

En Malaisie, par exemple, un pays majoritairement musulman très actif sur la question palestinienne, le boycott de KFC a été particulièrement visible. En novembre 2023, plusieurs restaurants ont été désertés, poussant la chaîne à réduire temporairement ses opérations dans certaines villes. Des vidéos de locaux vides ont circulé massivement sur les réseaux sociaux, renforçant l’impact de la campagne. En Jordanie, de nombreuses manifestations de rue ont visé des marques américaines, y compris KFC, avec des appels explicites au boycott. Même au Koweït et en Indonésie, des groupes de consommateurs ont exprimé leur désapprobation via des hashtags viraux.

Ces actions montrent que, dans un monde hyperconnecté, les marques globales peuvent être directement touchées par des enjeux géopolitiques, surtout lorsque les consommateurs associent leur silence ou leur position à une forme de complicité.

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