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Essais nucléaires français : une deuxième opération de décontamination lancée à In Ekker

L’Algérie poursuit la décontamination des anciens sites nucléaires français dans le Sahara. Une deuxième opération vient d’être lancée à In Ekker, malgré l’absence d’archives françaises indispensables à la localisation des déchets radioactifs.

Soixante-six ans après les premiers essais nucléaires français dans le Sahara algérien, la question de leurs conséquences environnementales demeure entière. L’Algérie poursuit ses efforts pour sécuriser et réhabiliter les anciens sites concernés, avec le lancement d’une deuxième opération de décontamination à In Ekker, dans la wilaya de Tamanrasset.

Cette nouvelle intervention a débuté dimanche 1er novembre 2026, à l’occasion de la célébration du 72e anniversaire du déclenchement de la Révolution du 1er Novembre 1954.

In Ekker : une nouvelle étape dans le traitement des déchets radioactifs

Placée sous la supervision du ministère de la Défense nationale (MDN), en coordination avec l’Agence nationale chargée de la réhabilitation des anciens sites d’essais et d’explosions nucléaires français dans le Sud algérien, cette deuxième phase concerne le tunnel d’essais nucléaires Béryl E2, situé dans la région d’In Ekker et relevant de la 6e Région militaire.

L’objectif est de poursuivre le retrait des déchets radioactifs abandonnés sur place à la suite des essais nucléaires français. Pour mener à bien cette mission, les autorités algériennes s’appuient sur des compétences, des équipements et des moyens nationaux, dans le respect des normes de sécurité applicables.

Le manque d’archives françaises, un obstacle majeur

La conduite de ces opérations reste toutefois compliquée par l’absence de coopération française. Dans son communiqué, le MDN déplore notamment le refus de la partie française de transmettre les registres et les cartes susceptibles de permettre une localisation précise des zones d’enfouissement des déchets radioactifs.

Cette documentation est pourtant essentielle pour identifier les secteurs concernés et organiser leur traitement dans des conditions adaptées. Le ministère évoque également l’absence de prise en charge des responsabilités liées à cet héritage nucléaire.

Les régions d’In Ekker, dans la wilaya de Tamanrasset, et de Reggane, à Adrar, figurent parmi les territoires particulièrement concernés par les conséquences des anciens essais. Ces vestiges continuent de poser des défis environnementaux et constituent, selon les autorités algériennes, un frein à la réhabilitation et au développement de ces zones.

Des compétences nationales mobilisées pour sécuriser les anciens sites

La récupération des déchets radioactifs exige une intervention méthodique et des dispositifs de protection spécifiques. Les opérations comprennent notamment l’identification des zones concernées, la collecte des matières contaminées, leur regroupement sécurisé ainsi que leur conditionnement dans des conteneurs en béton conçus à cet effet.

Le ministère de la Défense nationale présente ce chantier comme un défi important pour les compétences algériennes, appelées à intervenir dans le respect des protocoles de sécurité et des normes internationales en vigueur.

À travers cette nouvelle opération, l’Algérie réaffirme sa volonté de poursuivre la prise en charge des conséquences des essais nucléaires français dans le Sahara. Un travail de longue haleine, dont l’achèvement dépend notamment de la capacité à localiser et à traiter l’ensemble des déchets laissés sur ces anciens sites.

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