La ligne ferroviaire Gara Djebilet–Béchar passe à la dernière étape avant son inauguration
Histoire en marche : la ligne Gara Djebilet–Béchar franchit sa dernière étape avant inauguration !
La ligne ferroviaire reliant Gara Djebilet à Béchar, dans l’extrême sud-ouest algérien, a récemment franchi une étape décisive vers sa mise en service officielle. Longue d’environ 950 kilomètres, cette ligne est considérée comme le plus grand projet ferroviaire jamais réalisé dans le pays. Elle doit jouer un rôle stratégique dans le transport du minerai de fer extrait du gisement de Gara Djebilet vers les zones industrielles du nord, facilitant ainsi l’acheminement vers les complexes sidérurgiques nationaux et, potentiellement, vers des marchés internationaux.
Derniers essais avant l’exploitation
Mi-janvier 2026, la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF), en collaboration avec l’Agence nationale des études et du suivi des investissements ferroviaires (ANESRIF), a lancé les essais techniques avec un train commercial sur ce nouveau tronçon. Ces essais, qui se déroulent sur différentes portions de la ligne, visent à évaluer l’état de préparation de l’infrastructure après l’achèvement des travaux de pose des rails et d’aménagement des gares, en vue d’une mise en service officielle imminente.
Lors des phases de tests, le train a circulé entre la gare de Béchar et des stations intermédiaires telles qu’El Abadla, Hammaguir et Tabelbala, avant d’aller jusqu’à Oum El Assel et enfin Gara Djebilet, dans la wilaya de Tindouf. Cette phase a pour objectif de s’assurer de la fiabilité des équipements et de la sécurité du réseau avant l’exploitation commerciale.
Un levier pour l’économie nationale
Au-delà des essais, ce projet constitue une brique majeure du développement ferroviaire et industriel de l’Algérie. Outre le transport du minerai de fer, la nouvelle ligne doit contribuer à faciliter la mobilité des voyageurs et des marchandises dans une région jusqu’ici enclavée. Les infrastructures ferroviaires qui la composent incluent plusieurs gares et ouvrages d’art, et desservent des zones géographiques clés du sud-ouest du pays.
La construction de cette ligne, confiée à un consortium incluant des entreprises internationales spécialisées, s’inscrit dans une stratégie plus vaste d’investissement dans les infrastructures de base. Elle doit également réduire la dépendance aux transports routiers coûteux et renforcer l’intégration des régions sahariennes au tissu économique national.
En parallèle, le président de la République algérienne, lors d’une visite à Constantine en novembre 2025, avait annoncé que l’arrivée à Oran du premier train transportant du minerai de fer issu de Gara Djebilet était prévue pour la fin du mois de janvier 2026, marquant un jalon important pour le secteur minier national.
Consécration d’un rêve national
Les autorités algériennes soulignent que ce projet représente un tournant historique depuis l’indépendance. Il répond à la volonté d’exploiter de façon optimale les immenses réserves de minerai de fer du Sahara algérien, tout en bâtissant une chaîne logistique moderne pour la valorisation de ces ressources. La ligne doit à terme relier les zones minières aux complexes industriels du nord, notamment vers les sites sidérurgiques d’Oran, d’Annaba et d’autres centres de traitement.
Les responsables du projet, ainsi que plusieurs ministres et ingénieurs, ont veillé à ce que les essais et ajustements techniques répondent aux normes internationales, afin de garantir la sécurité, la durabilité et l’efficacité de l’exploitation une fois la ligne ouverte au trafic.
Vers une inauguration imminente
Avec la réussite des derniers essais techniques, l’Algérie se prépare à inaugurer officiellement la ligne ferroviaire Gara Djebilet–Béchar dans les prochaines semaines, en présence des hautes autorités du pays. Cette inauguration symbolisera non seulement l’aboutissement d’un chantier d’envergure, mais aussi un renforcement majeur des infrastructures du pays, contribuant à stimuler l’économie, à valoriser les ressources naturelles et à améliorer la connectivité régionale.
















