Oued Smar : l’expérience algérienne distinguée au niveau arabe
D’une ancienne décharge à un écoparc de 45 hectares ! L’expérience d’Oued Smar est désormais mise en avant au niveau arabe comme exemple de réhabilitation environnementale.
L’expérience algérienne dans la transformation des sites dégradés vient de franchir une nouvelle étape. Le Conseil des ministres arabes chargés de l’Environnement a adopté une décision mettant en avant le projet de réhabilitation de la décharge d’Oued Smar, à Alger, et sa reconversion en espace vert urbain. Une recommandation prévoit également de valoriser cette expérience à l’échelle arabe.
Cette décision, adoptée lors de la 37ᵉ session du Conseil, constitue une reconnaissance de l’approche suivie par l’Algérie pour transformer un ancien site présentant des risques environnementaux en un espace intégré au tissu urbain.
D’une décharge à un espace vert urbain
Pendant plusieurs années, la décharge d’Oued Smar a constitué un important point de préoccupation environnementale dans la capitale. Le site, associé à l’accumulation de déchets et aux différentes nuisances qui en découlaient, représentait un défi pour la protection de l’environnement et l’amélioration du cadre de vie.
Le projet de réhabilitation a progressivement changé la vocation de cet espace. L’ancienne décharge a ainsi été transformée en un écoparc urbain de 45 hectares, composé d’importantes surfaces végétalisées.
Cette reconversion illustre une démarche consistant à ne plus considérer les anciens sites dégradés uniquement comme des espaces à fermer ou à sécuriser, mais également comme des lieux pouvant être réintégrés dans leur environnement urbain et reconvertis au profit des habitants.
Une expérience présentée comme un modèle régional
Lors de sa participation aux travaux de la session du Conseil des ministres arabes chargés de l’Environnement, la ministre de l’Environnement et de la Qualité de la vie, Kaouter Krikou, a présenté cette expérience comme un exemple réunissant plusieurs objectifs.
La démarche algérienne associe notamment la restauration des sites dégradés, la protection de l’environnement et l’amélioration de la qualité de vie.
L’adoption de la décision par l’instance arabe vient ainsi donner une dimension régionale à une opération initialement menée dans la capitale. La recommandation visant à en élargir la valorisation pourrait permettre à d’autres pays de la région de s’intéresser à cette approche dans leurs propres politiques de réhabilitation environnementale.
Réintégrer les sites dégradés dans la ville
Au-delà de la transformation physique de l’ancien site d’Oued Smar, l’intérêt de l’expérience réside dans son principe de réintégration des espaces dégradés dans le tissu urbain et environnemental.
La création d’un vaste espace vert sur un ancien site de stockage des déchets permet notamment de modifier son usage et son image, tout en contribuant à renforcer la présence des espaces végétalisés dans l’environnement urbain.
Cette approche s’inscrit dans les enjeux auxquels sont confrontées de nombreuses grandes villes : gestion des anciens sites de déchets, récupération du foncier urbain, création d’espaces verts et amélioration du cadre de vie.
Une reconnaissance de l’expertise algérienne
Pour le ministère de l’Environnement et de la Qualité de la vie, l’adoption de cette décision traduit l’importance accordée à l’expérience algérienne dans le domaine de la réhabilitation des sites dégradés.
Elle ouvre également la voie à une meilleure valorisation de cette expertise dans le cadre de la coopération arabe. L’objectif affiché est notamment de favoriser l’échange d’expériences et de renforcer les initiatives communes en matière de protection de l’environnement et de développement durable.
L’expérience d’Oued Smar peut ainsi s’inscrire dans une réflexion plus large sur la manière dont les anciennes décharges et autres sites dégradés peuvent être progressivement reconvertis et réintroduits dans les espaces urbains.

Oued Smar : un écoparc de 45 hectares au cœur de la capitale
La transformation d’Oued Smar représente surtout une évolution majeure de la vocation du site. D’un espace associé pendant des années à la gestion des déchets, il est devenu un écoparc urbain s’étendant sur 45 hectares d’espaces verts.
Cette superficie donne au projet une dimension significative à l’échelle de la capitale. Elle permet également d’illustrer concrètement les possibilités de reconversion de terrains fortement dégradés lorsque des opérations de réhabilitation environnementale sont engagées sur le long terme.
L’expérience algérienne est désormais appelée à dépasser le cadre national. Avec l’adoption de la décision arabe, le projet d’Oued Smar devient une référence susceptible d’alimenter les échanges entre les pays de la région sur la restauration des espaces dégradés et leur transformation en nouveaux espaces urbains.
















