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Baker Hughes et KBR : Sonatrach ouvre de nouvelles perspectives de coopération industrielle

Sonatrach explore de nouvelles perspectives de coopération avec les groupes américains Baker Hughes et KBR. Au programme : technologies énergétiques, intelligence artificielle, ingénierie industrielle et modernisation des infrastructures. Une démarche qui place l’innovation au cœur des enjeux de performance du secteur algérien des hydrocarbures.

Le groupe public Sonatrach explore de nouvelles perspectives de coopération avec les entreprises américaines Baker Hughes et KBR dans les domaines des technologies énergétiques, de l’ingénierie industrielle et de l’innovation. Ces échanges visent notamment à améliorer les performances des installations pétrolières et gazières, à accélérer la transformation numérique et à développer des partenariats industriels adaptés aux besoins de l’industrie énergétique algérienne.

Des partenariats axés sur l’innovation et la performance industrielle

Le président-directeur général de Sonatrach, Nour Eddine Daoudi, a rencontré des représentants de Baker Hughes et de KBR afin d’examiner les possibilités de renforcer la coopération entre le groupe algérien et ces deux entreprises américaines.

Les discussions ont porté sur plusieurs domaines stratégiques, notamment les technologies de l’énergie, l’ingénierie, l’innovation et la réalisation de projets industriels. L’objectif est d’identifier des solutions susceptibles de renforcer l’efficacité des infrastructures énergétiques nationales et d’accompagner l’évolution technologique du secteur des hydrocarbures.

Dans un contexte marqué par l’importance croissante de la performance industrielle et de la modernisation des équipements, ces échanges offrent un cadre pour explorer de nouvelles opportunités de partenariat et valoriser les compétences technologiques internationales au service des ambitions de Sonatrach.

Baker Hughes : des solutions avancées pour les activités pétrolières et gazières

Les discussions avec Baker Hughes ont principalement porté sur les solutions technologiques destinées aux opérations de forage, à la réalisation des puits et à l’amélioration des capacités de production. Les deux parties ont également abordé les moyens d’optimiser le fonctionnement des installations industrielles.

Une attention particulière a été accordée à l’intégration de l’intelligence artificielle et aux applications du numérique dans l’industrie des hydrocarbures. Ces technologies peuvent contribuer à améliorer le suivi des équipements, à optimiser les opérations et à renforcer l’efficacité des infrastructures, sous réserve de leur adaptation aux contraintes opérationnelles.

Les échanges ont également concerné le développement de partenariats industriels et les initiatives visant à favoriser l’implantation locale de certaines activités. Cette orientation présente un intérêt pour l’Algérie, qui cherche à renforcer les capacités de son industrie et à développer davantage de compétences et de savoir-faire sur son territoire.

Hassi R’Mel, un projet stratégique au cœur de la coopération

La coopération entre Sonatrach et Baker Hughes s’inscrit déjà dans des projets industriels concrets, notamment celui du renforcement de la pression du gaz au niveau du gisement de Hassi R’Mel, dans le cadre de sa troisième phase, deuxième tranche.

La réalisation de ce projet a été confiée à un consortium regroupant Baker Hughes, Nuovo Pignone International et Tecnimont. Le contrat, conclu en mai 2024 selon la formule EPC — ingénierie, approvisionnement et construction — couvre différentes étapes nécessaires à la concrétisation des installations prévues.

Le renforcement de la pression constitue un enjeu technique important pour les gisements gaziers, puisqu’il contribue à maintenir les conditions nécessaires à l’acheminement du gaz lorsque la pression naturelle du réservoir évolue. À Hassi R’Mel, l’un des principaux pôles gaziers du pays, ce type d’infrastructure revêt une importance particulière pour soutenir les capacités de production et prolonger l’exploitation des ressources.

Au-delà de ce projet, les relations entre les deux groupes s’appuient également sur leurs structures industrielles communes, notamment ALGESCO et APAC, spécialisées dans les services et les solutions technologiques destinés à l’industrie énergétique.

KBR : des perspectives dans l’ingénierie et les technologies propres

Le second volet des discussions a concerné KBR, entreprise américaine disposant d’une longue expérience dans le secteur énergétique algérien.

Les échanges ont notamment porté sur les possibilités de collaboration dans la réalisation de projets industriels, en particulier dans les activités en amont de la chaîne pétrolière et gazière. Ces activités comprennent notamment l’exploration, le développement des gisements et les opérations nécessaires à la production des hydrocarbures.

KBR a également présenté son expertise dans les technologies propres, les procédés liés à l’ammoniac et l’intégration de l’intelligence artificielle dans la gestion des installations industrielles.

Ces domaines ouvrent des pistes de coopération autour de l’amélioration des procédés, de l’optimisation des opérations et de l’évolution des technologies utilisées dans l’industrie énergétique. L’intérêt porté à l’ammoniac s’inscrit également dans un contexte international où les procédés industriels et les solutions énergétiques font l’objet d’efforts croissants d’innovation et de modernisation.

Une présence américaine historique dans l’industrie énergétique algérienne

Selon les informations communiquées par le ministère des Hydrocarbures, KBR intervient en Algérie depuis le début des années 1980. L’entreprise a participé à la réalisation de plusieurs projets industriels d’envergure, notamment dans les domaines du gaz naturel liquéfié (GNL), du traitement des hydrocarbures et de la production d’ammoniac.

Cette expérience constitue un point d’appui pour envisager de nouvelles formes de coopération avec Sonatrach, en particulier dans les projets nécessitant une expertise avancée en ingénierie et en conception industrielle.

Pour le groupe algérien, les échanges avec des partenaires internationaux peuvent contribuer à accéder à des technologies spécialisées et à consolider les compétences nécessaires à la conduite de projets complexes. La portée réelle de ces nouvelles discussions dépendra toutefois des accords qui pourraient en découler et de leur concrétisation sur le terrain.

Sonatrach mise sur la technologie pour consolider l’industrie nationale

Les rencontres avec Baker Hughes et KBR illustrent la volonté de Sonatrach d’explorer de nouvelles opportunités de coopération dans des secteurs déterminants pour l’avenir de l’industrie énergétique algérienne.

L’amélioration des performances des installations, la transformation numérique, l’intelligence artificielle et le développement des capacités industrielles locales figurent parmi les axes abordés. À travers ces échanges, le groupe public cherche à conjuguer expertise internationale et renforcement des compétences nationales.

L’enjeu ne se limite pas à l’accès à de nouvelles technologies. Il concerne également la capacité à les intégrer durablement dans les infrastructures existantes, à développer les savoir-faire locaux et à améliorer l’efficacité des opérations.

Si ces discussions débouchent sur de nouveaux projets concrets, elles pourraient contribuer à renforcer les capacités technologiques de Sonatrach et à consolider la place de l’Algérie dans l’industrie régionale des hydrocarbures.

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