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Ferroviaire algérien : succès des tests techniques sur la future ligne Tindouf–Béchar

Les premiers essais techniques de la ligne Tindouf–Béchar ont donné des résultats satisfaisants, ouvrant une nouvelle ère pour le transport ferroviaire en Algérie.

Le projet de la nouvelle ligne ferroviaire reliant Tindouf à Béchar, longue d’environ 950 kilomètres, a franchi une étape décisive : les premiers essais techniques ont été jugés satisfaisants par les responsables du chantier. Cette ligne, pensée dans le cadre d’une stratégie industrielle visant à renforcer l’infrastructure de transport et à soutenir le développement économique du pays, est appelée à jouer un rôle clé dans la région sud-occidentale de l’Algérie.

Selon les responsables de l’Agence nationale des études et du suivi des investissements ferroviaires, qui ont supervisé les tests, ces essais ont permis de valider les capacités techniques de la voie ferrée ainsi que la compatibilité de la nouvelle locomotive spécialement conçue pour l’opération.

Une coordination exemplaire entre partenaires nationaux et internationaux

La réussite de ces essais est le fruit d’une coordination étroite entre différentes parties prenantes, tant au niveau national qu’international. Des experts de l’agence ferroviaire ont travaillé en collaboration avec les autorités locales, le ministère des Travaux publics et des Infrastructures de base, ainsi que des partenaires techniques étrangers présents sur le projet depuis ses débuts.

La locomotive utilisée pour les tests, conçue spécialement pour ce type d’opérations, a circulé sur plusieurs tronçons du futur tracé, intégrant des sections nouvellement construites et soumises à de rigoureux contrôles de sécurité et de performance.

Des essais complets pour assurer la fiabilité de l’infrastructure

Les tests ont couvert plusieurs volets essentiels, allant de l’intégrité des rails à la sécurité des systèmes de signalisation, en passant par les installations d’accompagnement telles que les ouvrages d’art, les ponts et les dispositifs d’irrigation intégrés le long du tracé.

Plusieurs experts ont souligné que ces essais ont permis de s’assurer que l’ensemble de la ligne respecte les normes techniques nationales et internationales, une condition indispensable avant toute exploitation commerciale ou industrielle. La présence de nombreuses structures nouvelles — près de 1 431 ouvrages techniques dont des ponts ferroviaires, des ponts routiers et des installations hydrauliques — a nécessité une vigilance accrue tout au long des vérifications.

Un impact attendu sur le transport de voyageurs et de marchandises

Une fois pleinement opérationnelle, cette ligne devrait non seulement faciliter le déplacement des voyageurs dans une région jusqu’ici moins bien desservie par le réseau ferroviaire national, mais aussi révolutionner le transport des marchandises lourdes. Parmi ces dernières, le minerai extrait du gisement de Ghar Djebilet, connu pour ses importantes réserves de fer, constituera un flux stratégique pour l’industrie nationale.

La capacité à transporter efficacement des matières premières vers les centres de transformation et les zones industrielles permettra, selon les analystes, d’accélérer le processus d’intégration verticale de l’industrie sidérurgique algérienne.

Un levier de développement économique au service de la stratégie nationale

Les responsables ont expliqué que la mise en service de la ligne Tindouf–Béchar s’inscrit dans une stratégie nationale plus large visant à renforcer la souveraineté économique du pays, en consolidant les infrastructures de transport et en assurant un approvisionnement régulier en matières premières pour les industries locales.

Ce projet ferroviaire, dont l’exploitation officielle est attendue dans les prochains mois, représente non seulement une avancée logistique pour le Sud-Ouest algérien, mais aussi une opportunité durable de dynamiser l’économie régionale tout en désenclavant des zones auparavant isolées.

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