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L’Algérie lance deux projets de fermes éoliennes de 100 MW à Djelfa et Laghouat

L’éolien prend une nouvelle place dans le paysage énergétique algérien. Deux fermes de 100 MW chacune sont prévues à Djelfa et Laghouat, pour une capacité totale de 200 MW.

L’Algérie franchit une nouvelle étape dans le développement de ses énergies renouvelables. Le groupe Sonelgaz a lancé, mercredi 30 septembre, un appel d’offres pour la réalisation de deux fermes éoliennes d’une capacité de 100 MW chacune, qui seront implantées dans les wilayas de Djelfa et de Laghouat.

Avec une puissance cumulée de 200 MW, ces deux projets viennent compléter les efforts déjà engagés dans le solaire photovoltaïque et traduisent une volonté d’élargir progressivement le mix énergétique national.

Deux projets éoliens répartis entre Djelfa et Laghouat

Le premier projet sera réalisé à Tilghemt, dans la wilaya de Laghouat, avec une capacité installée de 100 MW. Une seconde ferme, également de 100 MW, est prévue dans la wilaya de Djelfa.

L’appel d’offres couvre l’ensemble des étapes nécessaires à la réalisation des installations. Il comprend notamment les études, l’ingénierie, les travaux de génie civil, l’approvisionnement et le transport des équipements, leur montage, la formation des équipes, les essais ainsi que la mise en service.

Les infrastructures de raccordement au réseau de transport de l’électricité sont également intégrées au projet. L’objectif est ainsi de disposer d’installations complètes, capables d’être directement intégrées au système électrique national une fois leur réalisation achevée.

Une ouverture aux entreprises algériennes et internationales

La procédure lancée par la Société algérienne de l’électricité et du gaz – Energies renouvelables s’adresse aux entreprises disposant d’une expérience confirmée dans la réalisation de projets éoliens similaires.

Les candidats devront notamment présenter des références internationales suffisantes ainsi que les capacités techniques et financières exigées par le cahier des charges. Le dispositif permet à la fois aux entreprises étrangères et aux sociétés algériennes de participer à la compétition.

Les offres devront être déposées avant le 25 novembre au siège de la Société algérienne de l’électricité et du gaz, au Gué de Constantine, à Alger.

Au-delà de la construction des deux infrastructures, cet appel d’offres ouvre donc également la voie à une coopération accrue entre les entreprises nationales spécialisées dans l’énergie et les partenaires internationaux disposant d’une expertise dans l’éolien.

Le solaire désormais accompagné par l’éolien

L’un des principaux intérêts de cette initiative réside dans la diversification des sources renouvelables développées en Algérie. Jusqu’ici, les grands projets engagés dans ce domaine ont principalement mis l’accent sur le solaire photovoltaïque.

L’introduction de l’éolien à cette échelle marque une évolution du programme national. Les deux fermes prévues représentent à elles seules une capacité totale de 200 MW, venant s’ajouter aux capacités renouvelables développées ou programmées dans le pays.

Cette diversification peut également permettre de mieux exploiter les caractéristiques énergétiques de différentes régions du territoire national, en combinant plusieurs sources de production renouvelable.

Une place accrue pour les entreprises locales

Pour Boukhalfa Yaici, président de Green Energy Cluster Algeria, le lancement de cet appel d’offres constitue une évolution importante du programme national consacré aux énergies renouvelables.

Il estime notamment que l’intégration de l’éolien aux côtés du photovoltaïque donne une nouvelle dimension à cette stratégie. Il souligne également le rôle joué par les échanges entre le cluster et le ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables pour favoriser une participation plus importante des entreprises algériennes.

L’un des enjeux mis en avant concerne précisément la possibilité pour les sociétés nationales de nouer des partenariats avec des groupes internationaux afin de présenter des offres communes. Une telle approche pourrait permettre aux entreprises locales de renforcer leur expérience dans des projets énergétiques de grande envergure.

Vers une participation industrielle plus importante

Au-delà des mégawatts qui seront installés, les deux projets pourraient ainsi constituer une opportunité pour développer davantage les compétences nationales dans le secteur éolien.

La réalisation de ce type d’infrastructure mobilise en effet plusieurs domaines : ingénierie, construction, logistique, installation, maintenance, formation et exploitation. L’implication progressive des entreprises algériennes dans ces différentes étapes peut contribuer à renforcer un écosystème industriel autour des énergies renouvelables.

Cette orientation rejoint la volonté exprimée par les acteurs du secteur de passer d’une logique reposant principalement sur des partenariats extérieurs à une participation plus active des entreprises nationales.

Une nouvelle étape dans la transition énergétique

Avec ces deux fermes éoliennes de 100 MW chacune, l’Algérie poursuit donc l’élargissement de son portefeuille d’énergies renouvelables. Le solaire reste au cœur des investissements engagés, mais l’éolien commence désormais à occuper une place plus visible dans la stratégie nationale.

La prochaine échéance importante sera le 25 novembre, date limite fixée pour la remise des offres. La suite du processus permettra de préciser les entreprises retenues, les modalités de réalisation et le calendrier de concrétisation des deux projets.

À terme, les installations de Djelfa et de Laghouat pourraient constituer une nouvelle étape dans la diversification du système électrique algérien, tout en offrant un cadre supplémentaire au développement des compétences et des partenariats industriels locaux.

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