10 000 DA d’amende : les automobilistes algériens rappelés à l’ordre sur les autoroutes
Un simple arrêt, une lourde amende : ce que les conducteurs doivent absolument savoir
Un simple arrêt sur la bande médiane séparant les deux sens de circulation peut avoir des conséquences financières importantes pour les conducteurs en Algérie. Sur les autoroutes et les voies rapides, cette zone n’est pas destinée au stationnement ni à l’arrêt ordinaire des véhicules.
Un rappel à l’attention des automobilistes vient ainsi mettre en lumière une règle de sécurité routière souvent méconnue ou négligée : s’arrêter ou stationner sur le terre-plein central séparant les deux directions de circulation constitue une infraction.
La sanction prévue dans ce cas atteint 10 000 dinars, une somme qui doit inciter les conducteurs à faire preuve d’une vigilance particulière lorsqu’ils circulent sur ces axes à grande vitesse.
Une infraction classée en quatrième catégorie
Selon les dispositions de l’article 88 du décret exécutif n° 04-381, modifié et complété, le fait de s’arrêter ou de stationner sur le terre-plein central séparant les deux sens de circulation sur une autoroute ou une voie rapide est considéré comme une contravention de quatrième classe. Cette classification entraîne l’application d’une amende forfaitaire de 10 000 DA.
Au-delà de l’aspect financier, la réglementation répond surtout à une logique de prévention. Sur une autoroute, où les véhicules circulent à des vitesses élevées, la présence inattendue d’un véhicule immobilisé sur le terre-plein central peut créer une situation dangereuse pour son conducteur comme pour les autres usagers.
Le terre-plein central n’est pas une zone d’arrêt
Le terre-plein central joue avant tout un rôle dans la séparation des deux directions de circulation. Il contribue à organiser les flux de véhicules et à limiter les risques liés aux croisements ou aux changements de trajectoire.
Il ne doit donc pas être utilisé comme une aire improvisée pour faire une pause, attendre quelqu’un ou effectuer une quelconque opération sur le véhicule. Même un arrêt de courte durée peut exposer le conducteur et ses passagers à un danger, notamment lorsque la circulation est dense ou que la visibilité est réduite.
Que faire en cas de panne ou d’urgence ?
La situation est différente lorsqu’un conducteur est confronté à une véritable urgence, comme une panne ou un problème mécanique rendant impossible la poursuite du trajet.
Dans ce type de situation, l’objectif prioritaire doit être de réduire au maximum le danger pour les occupants du véhicule et pour les autres usagers. Le conducteur doit appliquer les règles de sécurité appropriées et prendre toutes les mesures nécessaires pour signaler la présence du véhicule immobilisé.
L’arrêt d’urgence ne doit donc pas être confondu avec un stationnement volontaire. Il doit rester lié à une nécessité réelle et être accompagné des précautions permettant d’alerter les autres automobilistes.
La sécurité avant tout sur les axes rapides
Sur une autoroute ou une voie rapide, quelques secondes peuvent suffire pour qu’une situation apparemment anodine devienne dangereuse. Les vitesses pratiquées réduisent considérablement le temps de réaction des conducteurs qui arrivent sur un véhicule immobilisé.
C’est pourquoi les automobilistes doivent éviter toute manœuvre ou tout arrêt qui n’est pas indispensable et respecter strictement les espaces prévus à cet effet. Le rappel de cette réglementation est donc autant une question de respect du Code de la route que de protection des vies humaines.
Un rappel utile pour les conducteurs
Cette règle concerne tous les automobilistes utilisant les autoroutes et voies rapides du pays. La connaissance des sanctions permet certes d’éviter une amende, mais l’enjeu principal reste la prévention des accidents.
Avant de s’arrêter, un conducteur doit toujours se demander si l’endroit est réellement prévu pour cela et, en cas d’urgence, prendre toutes les mesures nécessaires pour sécuriser la zone.
10 000 DA d’amende peuvent ainsi être évités par un geste simple : ne pas considérer le terre-plein central comme un espace de stationnement.
















