Presse et Médias

Patrimoine immatériel : l’Algérie mise sur la bijouterie kabyle pour briller à l’UNESCO

Patrimoine immatériel : l'Algérie mise sur la bijouterie kabyle pour briller à l'UNESCO

Dans le cadre de la préservation et de la valorisation de son patrimoine culturel immatériel, l’Algérie a officiellement déposé un dossier de candidature pour l’inscription de « L’art de l’ornementation en argent émaillé dans la tenue féminine kabyle : fabrication, confection et port » sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO.

La cérémonie d’envoi électronique du dossier a été supervisée par le ministre de la Culture et des Arts, Zouheir Ballalou, le dimanche dernier au siège du Centre national de recherche en préhistoire, anthropologie et histoire à Alger. L’événement s’est déroulé en présence du directeur du centre, le professeur Souleymane Hachi, ainsi que d’experts du patrimoine culturel. Cette initiative a été menée en coordination avec le ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, conformément aux procédures en vigueur.

Un engagement constant pour la sauvegarde du patrimoine Kabyle

Cette démarche s’inscrit dans la continuité des efforts consentis par l’Algérie pour faire reconnaître et protéger son riche patrimoine culturel immatériel. À ce jour, le pays a réussi à faire inscrire huit éléments du patrimoine national sur la liste de l’UNESCO, le plus récent étant « La tenue féminine festive de l’Est algérien », incluant des vêtement emblématiques comme la gandoura, la melhfa et le caftan, accompagnés de bijoux traditionnels.

En outre, l’Algérie a participé à l’inscription de cinq éléments partagés avec des pays arabes et africains, consolidant ainsi son statut de nation pionnière dans la sauvegarde du patrimoine culturel vivant. Cette dynamique témoigne de son engagement constant à préserver son identité culturelle et à promouvoir son héritage ancestral à l’échelle internationale.

Une mobilisation collective pour préparer le dossier

La préparation de ce dossier a nécessité la mobilisation d’une équipe pluridisciplinaire comprenant des directions de la culture et des arts, des institutions culturelles et des musées sous la tutelle du ministère de la Culture et des Arts, ainsi que des universitaires, des artisans, des brodeuses, des bijoutiers et des ateliers de confection et d’orfèvrerie traditionnelle.

Bijoux kabyles
La beauté des bijoux kabyles dans une collection de 10 photos

Les associations de la société civile ont également joué un rôle majeur sous la coordination du Centre national de recherche en préhistoire, anthropologie et histoire. Cette démarche vise à assurer une préparation optimale du dossier pour l’échéance annuelle de l’UNESCO, fixée au 31 mars de chaque année.

L’inscription de « L’art de l’ornementation en argent émaillé dans la tenue féminine kabyle » sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité constituerait une reconnaissance internationale de la richesse et de la singularité de cet art ancestral, transmis de génération en génération au sein de la région kabyle.

Bouton retour en haut de la page